Aujourd’hui, Cher Député, je vais t’expliquer : pourquoi les règles sont un tabou et pourquoi elles ne devraient pas l’être?

 

Une histoire de pureté.

Déjà que c’est: « de la faute d ‘Eve » si elle et Adam ont été chassés du Paradis (et le serpent dans l’histoire on l’oublierait presque) alors en plus il faut que cette dernière soit affublée du don de donner la vie autrement dit des règles!

 

Et nous dans tout ça?

En 2015, en France on a plutôt de la chance concernant cette période du mois et en tant que femme. Oui de la chance car nous avons les protections, nous avons des cours de sciences qui porte sur les règles et même des intervenant qui parle de rapports sexuels, de protections et avec qui il est possible de préparer et de parler de cette période.
De plus en plus de jeunes filles ne s’inquiètent pas de voir une tâche rouge dans leur culotte alors qu’elle n’en avait jamais eu avant. Donc on a de la chance. En plus, si on a mal on peut toujours aller voir un médecin ou en parler en gynécologue pour avoir des médicaments ou une pilule pour nous rendre la vie plus facile.

Mais penser à ça : « Dans les pays en développement, continuer de vivre sa vie lorsqu’on est en période de règles est une gageure, faute de protections hygiéniques adaptées ou même de toilettes accessibles. Selon l’UNICEF, 30% des jeunes népalaises cessent d’aller à l’école pendant leurs règles. Même proportion en Afghanistan, et 20% au Sierra Leone. » (Source: hunffingtonpost.fr)

C’est pas tout : « Dans certaines cultures, les femmes qui ont leurs règles sont reléguées au ban de la société et isolées physiquement des autres, car elles sont considérées comme impures. » (Je vous l’avez dit que c’était une histoire de pureté)

Voici ce que j’ai pu trouver sur topsante.fr sur les croyances liées aux règles :
Au Malawi, les règles doivent rester secrètes. Les parents n’en parlent jamais avec leurs enfants et les jeunes filles sont éduquées sur le sujet par leurs tantes, elles leur montrent comment fabriquer des serviettes et leur interdisent de parler aux garçons pendant cette période.

En Bolivie, les filles ne peuvent pas jeter leurs serviettes à la poubelle. On leur fait croire que cela provoque des maladies graves et même des cancers. Le sentiment de honte est très fort et l’accès à des toilettes individuelles limité, alors la plupart d’entre elles conservent leur serviette avec elles pour les jeter chez elles, le soir.

En Inde, le mythe est culinaire. Pendant les règles, interdiction de toucher un cornichon sous peine de le rendre impropre à la consommation. Impossible également de cuisiner ou de toucher quoi que ce soit en cuisine au risque de contaminer la nourriture… (en France c’est la mayonnaise qui tournerait)

En Afghanistan, on dit aux femmes qu’elles ne peuvent pas se doucher pendant leurs règles sinon elles deviendront stériles. Une croyance qui met leur hygiène en péril.

Pourtant, en France aussi, on constate quand même que le tabou reste présent.
Oui on ne parle pratiquement jamais de « règles » souvent les mots utilisés sont « ragnagna, les ours, les anglais,… »
Ne pas nommer la chose par son nom c’est rendre cette chose secrète.

Que dire aussi de la pensée des hommes vis a vis de nos règles. Au mieux ils s’en foutent, au pire il trouve ça dégelasse. Pourtant, sans ça, ils n’existeraient même pas (les pauvres).

 

Voici 5 idées reçues que l’on peut retrouver sur le très bon site sangtabou.fr

Les règles, c’est sale, ça sent mauvais.
FAUX – Les règles ne sont pas sales. Elles correspondent à un phénomène biologique simple : la destruction et l’évacuation de l’endomètre, c’est-à-dire la paroi de l’utérus, quand il n’y a pas de fécondation de l’ovule. Il n’y a rien de sale ou d’odorant là dedans !

C’est indispensable d’avoir ses règles tous les mois.
FAUX – Sous pilule, il est parfaitement possible de ne plus avoir ses règles, sans aucun danger. En effet, la pilule interrompt le cycle menstruel des femmes, en arrêtant l’ovulation. Pas d’ovulation, pas de règles. Le sang qui coule à l’arrêt de la pilule est liée à l’arrêt de la prise d’hormones, il n’a rien à voir avec les règles.

Le saviez-vous ? La création d’une pilule maintenant artificiellement le rythme des règles a en partie été poussée par l’Eglise au moment de la Loi Neuwirth en 1967 pour légaliser la contraception… ceci dans le but de limiter la libération sexuelle des femmes !

On ne peut pas faire l’amour quand on a ses règles. Ni aller à la piscine. Ni courir.
FAUX – On peut faire ce qu’on veut quand on a ses règles, tout dépend de comment on se sent ! On peut même faire des bébés, pensez à vous protéger !

Pendant leurs règles, les femmes sont incontrôlables.
FAUX – Là encore, il n’y a pas de règle (lol). Chaque femme réagit différemment : certaines ne sentent rien, d’autres sont très déprimées ou souffrent physiquement. Chacune doit pouvoir vivre ses règles librement, consulter un médecin si besoin pour se faire arrêter et se reposer. Pour celles pour lesquelles les règles sont un calvaire, il est aussi possible de ne pas avoir ses règles du tout, en prenant la contraception adaptée.

Les règles douloureuses, c’est normal, et on ne peut rien y faire.
FAUX – Il n’y a aucune raison de souffrir le martyr quand on a ses règles, et il existe des solutions que les femmes sont en droit de demander à leur médecin.

 

Et la publicité?

Et c’est pas dans la publicité que ça va s’arranger! Bref, selon les publicités, quand tu as tes règles, tu ne peux pas danser, aller près des autres… ont te fait croire que le sang ça pu en mettant en avant le neutraliseur d’odeurs contenu dans les serviettes hygiéniques (je suis sûre qu’il est cancérigène ce neutraliseur!)
Outre le fait que les protections ne soient pas toujours bonnes pour notre santé ces chers députés ont décidé que ce n’était pas un produit de première nécessité!

Ok! Ecoute la prochaine fois que j’ai mes règles je ne mes rien et on verra bien. On verra si c’est accepté de se balader la tâche aux fesses en faisant des tâches là où l’on s’assoit. Si c’est accepté et si c’est agréable! Oui, je ne suis pas encore adepte du flux instinctif qui permettrait grandement de sortir de ce pétrin.

Comme si c’était un produit de luxe les tampax!
Je m’achète du parfum pour me faire plaisir ,des protections hygiéniques, car j’en ai besoin! En plus je signale que, j’ai entendu parler de « couches » pour les serviettes hygiéniques ce qui, je trouve ,est dégradant. Je ne fais pas mes besoins dans ma serviette hygiénique alors pourquoi ce mot! Merci! Ca ma horrifié!

Donc voilà on est encore victimes nous les êtres humains ayant nos règles et donc cela inclut les femmes, de discrimination. C’est peut-être mon côté féministe qui ressort mais, quand je vois toutes les inégalités liées au sexe! Beurk.

 

Bref, heureusement qu’il y a des garçons solidaires avec nous lors de nos règles! Pour exemple la dernière fois, j’étais à la piscine, j’ai entendu une jeune femme demandant une serviette à un ami et celui-ci pensant que c’était une serviette de toilette n’avais pas compris, elle a donc dit franchement: « mais non une serviette hygiénique ! » et le garçon lui a gentiment donné! Merci jeune homme. Merci aussi au jeune homme qui a fait une super vidéo pour être solidaire avec les jeunes filles lors de leurs règles et penser en tant qu’homme à avoir des protections pour les femmes.

Après tout nous on a bien des préservatif masculin dans notre sac!
Alors, soyons égalitaires!

 

Tu peux retrouver Alice sur sa page Facebook.

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